
| Un apercu de l'aujourd'hui Aujourd'hui,
le mot "transsexualité" ambïgu et obsolète
: Face à la visibilité des particularités liées
à l'identité de genre, de nouveaux termes sont nés,
principalement issus du fait qu'un individu (homme ou femme) peut tout
à fait revendiquer un changement de "genre social" sans
pour autant désirer une intervention chirurgicale et/ou une hormonothérapie. Il est important de souligner que la notion de l'identité de genre est présente chez l'humain depuis toujours et d'insister donc sur le fait que nous ne sommes pas en présence d'un phénomène de mode mais davantage au coeur de l'humanité. C’est le développement d'une société libre qui permet à tous ses individus leur épanouissement et non seulement pour une « moyenne normée» correspondant à des critères que l’on croit bien connus (une femme fait des enfants, un homme réalise une carrière professionnelle, etc.). Cette liberté individuelle permet d'intégrer d'ailleurs dans le champ transidentitaire également les personnes réalisant une transition dans leur genre d'origine: "Je ne veux pas être la femme que l'on a fait de moi"… Déconstruction, modification, reconstruction de "mon" genre… Qu'est-ce qu'un homme, qu'est-ce qu'une femme ? Les personnes transidentitaires interrogent la "constuction genrée" et par conséquent toutes les inégalités, découlant du système, dénoncées notamment par les associations féministes. Evidemment,
il est difficile pour un système binaire d'intégrer cette
riche et plurielle notion de continuum: tout ça ne rentre
plus dans les cases. C'est pourquoi, jusqu'ici en France, la réponse
des institutions aux personnes transidentitaires souhaitant un changement
d'état civil et/ou une prise en charge financière lié(s)
à leur évolution se formule dans un cadre très étroit.
Cela est possible seulement si la personne changeant de genre le fasse
dans la norme commune, c'est à dire: changer son orientation sexuelle,
porter des vêtements correspondants, et le plus étonnant:
subir une opération génitale (considérée comme
une castration-stérilisation et non comme une chirurgie plastique).
Ce cadre très étroit est nommé clairement dans le
DSM
(Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders). Avec
la parution d'une littérature et d'une filmographie mondiales de
plus en plus riche, des associations de plus en plus nombreuses, on aurait
pu penser que, simplement, les interlocuteurs (principalement les politiques,
médias et CNAM) , interpellés par les organisations, auraient
été intéressés par une réflexion commune
et la recherche de solutions innovantes découlant des réalités
(prise en charge financière, retirer la transsexualité de
la liste des maladies, etc.). Malheureusement,
si des remises en cause sont annonçées, on reste bien actuellement
dans le même cadre (Rapport HAS - novembre 2009). Grâce
en grande partie au développement des moyens de communication instantanés
proposés par internet, les échanges de points de vue, les
confrontations de "vies" ont permis une organisation de la réflexion
de groupe. Il en naît régulièrement des associations
formelles ou informelles, locales ou nationales, ayant pour la plupart
des objectifs communs tels que: Ce
sont les associations qui assurent aujourd'hui un accompagnement : un
énorme travail d'écoute, de soutien, d'information, de prévention
et d'entraide pour les trans' mais aussi pour leur entourage.
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30/04/10 - Site sans caractére commercial réalisé par un groupe de transexuelles (transexuels, transsexuelles, transexualité)
Nota: L'orthographe des mots transsexualité, transsexuelle, transsexuel est souvent malmenée, c'est pourquoi positionner les sites d'information devant les sites à tout autre destination est très difficile. A travers ce site - donc pour des raisons techniques liées au référencement - apparaissent toutes les variantes: transsexuelle, transexuel, transexuele, trans, transexualité, ts, etc.